Rien ne stimule davantage l’innovation que l’adversité. Cela est particulièrement vrai dans le monde des affaires. Il suffit de regarder autour de soi pour constater que la dernière année et demie a été marquée par ces deux réalités.
Les entreprises de services, petites comme grandes, se sont adaptées aux restaurants et cafés vides. Les détaillants ont revu de fond en comble des stratégies opérationnelles établies depuis longtemps afin de répondre à la croissance des achats en ligne. Des millions de travailleurs ont dû acquérir de nouvelles compétences, tandis que d’innombrables emplois, auparavant considérés comme stables, ont disparu presque du jour au lendemain.
À la sortie de la pandémie, une chose est claire : il n’y aura pas de « retour à la normale ».
La « nouvelle normalité » est là pour rester. La première pandémie mondiale depuis un siècle a laissé une empreinte durable qui dépasse largement le domaine de la santé. Après une année passée à travailler à domicile , de nombreux employés ont découvert qu’ils appréciaient un mode de travail sans bureau, où les salles de réunion ont été remplacées par les appels vidéo et les conversations autour de la machine à café par du temps passé en famille.
Résultat : les entreprises doivent se préparer à une main-d’œuvre qui n’est pas pressée de retourner au bureau.
Les professionnels, quel que soit leur niveau d’expérience, ne souhaitent pas tous retrouver les quartiers financiers bondés et les espaces de travail partagés. En fait, un sondage mené auprès de 2 000 adultes a révélé que 87 % des personnes ayant travaillé de la maison pendant la pandémie souhaitent continuer à le faire.
Pour les employeurs, cette réalité représente un défi. D’une part, les employés ont travaillé plus longtemps et ont déclaré un meilleur moral pendant les périodes de confinement, en grande partie grâce à la flexibilité qu’offre le télétravail. D’autre part, les investissements considérables consacrés aux espaces de bureaux pourraient ne pas générer les résultats escomptés. Si les employés ne reviennent pas au bureau, ces investissements étaient-ils réellement justifiés?
Quoi qu’il en soit, les employeurs ne devraient pas s’inquiéter. À mesure que le taux de vaccination augmente partout dans le monde, les organisations les plus visionnaires bâtiront leur stratégie de gestion des talents autour d’un principe fondamental : offrir le plus de flexibilité possible aux talents.
L’endroit où vos meilleurs employés accomplissent leur travail ne devrait plus avoir d’importance. Qu’ils travaillent de leur salon ou d’un bureau, les talents ne souhaitent plus simplement avoir le choix de leur environnement de travail : ils l’exigent.
Si l’on lit entre les lignes, on constate un changement du rapport de force. Les employeurs ne sont plus les seuls à déterminer les conditions de travail. Les travailleurs ont désormais toutes les possibilités de se tourner vers les employeurs qui les valorisent le plus. Pourquoi? Parce que les professionnels les plus talentueux seront attirés par ces organisations avant-gardistes. À leur tour, leurs compétences permettront à ces entreprises de croître et d’embaucher encore davantage de talents. Le cycle se répète.
Comment les chercheurs d’emploi peuvent-ils tirer parti de cette nouvelle réalité? Une excellente première étape consiste à confier à un recruteur la recherche d’occasions correspondant à leurs compétences. Les agences de gestion des talents joueront un rôle plus important que jamais pour deux raisons :
1) Les talents pourront compter sur elles pour trouver des postes au sein d’organisations qui répondent à leurs attentes en matière de télétravail.
2) Les employeurs pourront s’appuyer sur les recruteurs pour faire connaître aux candidats les nombreuses possibilités d’emploi de qualité ainsi que les cultures organisationnelles exceptionnelles qu’ils offrent.